The week at a glance : The calm before the Fed meeting

Last week, the trend was slightly up to flat in most of the markets. In expectation of the Fed output of Wednesday’s 15th Fed meeting, the markets were rather calm and the VIX – which measures the S&P volatility – stays low.

The Dow Jones did not stay at the 21’000 points it reached at the beginning of the month after Donald Trump’s speech at the US Congress and closed below this barrier.

On Tuesday the European banking sector slipped due to Deutsch Bank’s increase of capital for 8.5 billion in equity sale. Still in the banking sector, Life Standard purchased Aberdeen. The wave of purchase went on with the French Peugeot purchasing the German Opel which creates the second largest car manufacturer of Europe.

The mascarade of the French election is ongoing and pushed the French 10 years government bond higher as a sign of stress and widening the spread between the French and the German 10 years.

Meanwhile in the United States, Republicans unveiled their new draft to repeal the Obamacare.

On the technology side, Snap literally plunged after a sharp surge on the day after its initial public offering. As a reminder, the application creates temporary pictures and pictures with animal ears. It was capitalised for 35 billion of Dollars at the highest peak although the fundamentals were questionable. As a result the share ended at USD 22 at the end of the week.

On Tuesday, Mario Draghi announced – as expected- that he will not increase interest rates.

The 2% inflation target has been reached but this data includes volatile components such as oil prices, and the recent increase explains this figure. Even though, the BCE will focus rather on the core inflation because that number does not take into account any volatile component. It is an indicator more reliable of a long term inflationary pressure.

Last week oil slumped under the threshold of 50 dollars. Investors were worrisome about a strong increase in US oil stocks of WTI (light sweet crude traded in the NYMEX). As a domino effect, this decline sent major oil stocks down.

On Friday the, jobs creation report went out above expectation with 235’000 new jobs instead of 189´000 expected. Unemployment rate was at 4.7 percent.

In conjunction with other good macroeconomic data released recently in the USA, the consensus is confident on an interest increase on Wednesday.

Meanwhile the Fed’s decision – of increasing the interest rate or not – the 10 years went above 2.60 and the US dollar weakened and this morning traded at 1.07.

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Chronique boursière du 6 au 12 février

Les marchés ont été hésitants à cause des incertitudes grandissantes des investisseurs quant aux Trumpenomics. Le momentum semble s’essouffler à des niveaux de valorisations élevés.

La semaine s’est néanmoins terminée avec les 3 indices phares américains en hausse. Le S&P 500, le Dow Jones et le Nasdaq clôturent aux plus hauts niveaux historiques suite aux déclarations jeudi de Mr Trump. Il a annoncé que « quelques chose de phénoménal va se produire au niveau fiscal ». Les marchés ont apprécié.

Cela dit, les développements concrets de la politique du nouveau président seront analysés soigneusement par la Fédéral Réserve lors de sa prochaine réunion du 15 et 16 mars.

Le décret anti-migratoire de Mr Trump a été refusé au grand soulagement des géants de la Tech.

De l’autre côté de l’atlantique, Mme May a reçu le feu vert légal pour le Brexit. L’Allemagne, de son côté, élit un nouveau président issu du SPD et anti-Trump. Sa position n’a pas de pouvoir réel, mais pourrait affaiblir la chancelière Mme Merkel du CDU.

Toujours en Allemagne, un excédent commercial record a été annoncé cette semaine. Cette annonce ne va pas aider à apaiser les relations déjà tendues avec les Etat-Unis. En effet, l’Allemagne est accusée de compétitivité déloyale en sous-évaluant l’Euro. Face à ces accusations, Mario Draghi a bien précisé que la BCE est indépendante en matière de politique monétaire et qu’il n’ y a pas de manipulation de devises.

Sur le marché obligataire, le bund allemand fait figure d’actif refuge au détriment des obligations de la périphérie et aussi de la France qui traverses des turbulences électorales.

Mario Draghi a annoncé que le soutien des mesures politiques monétaires sont toujours d’actualité bien que la reprise économique en Europe gagne en vigueur. D’après le banquier central, les risques de la zone euro sont liés à des facteurs mondiaux . En janvier, l’inflation a augmenté de 1.8% en glissement annuel, se rapprochant ainsi des objectifs de 2 % de la BCE. Mais toujours d’après Mr Draghi, cette augmentation serait due au récentes hausses des prix de énergie. L’inflation sous-jacente – l’inflation corrigée de tout les facteurs volatiles – reste faible.

En Suisse, selon les derniers statistiques, la confiance des consommateurs et des entreprises s’améliore malgré des perspectives sur l’emploi un peu moins optimistes et malgré l’abandon du taux plancher de la BNS. Dimanche, le projet de reforme fiscale pour la compétitivité des entreprises suisses n’a pas passé aux votations.

Les exportations chinoises pour le mois de janvier ont été en hausse, après un net ralentissement l’année passé.

L’Allemagne a déclaré la semaine passé que toute réduction de la dette grec a été exclue. Elle préconise un Grexit ; la saga pourrait reprendre…

Chronique du 30 au 3 février 2017

2017 a commencé calmement ; bien plus calmement que 2016, qui avait démarré dans l’angoisse les premiers jours de trading.

Les marchés semblent vouloir continuer leur ascension portée par les promesses de Trump qui veut faire « America great again » grâce à des mesures favorables à la croissance. Le Dow Jones a dépassé la barre psychologique et historique des 20’000 points après l’investiture du nouveau président alors que les analystes s’attendaient à un crash monumental.

Mais ce moment complaisant a ralenti fin janvier. Lundi, le marché a expérimenté un « sell off », d’une magnitude toutefois trop petite pour être considéré comme une correction. On peut se demander si l’effet Trump ne s’essouffle pas… D’ailleurs, petite anecdote, les fameux tweets présidentiels engendrent moins de volatilité que l’année passée. Est-ce que les traders commencent à s’en ennuyer ?

La volatilité était restée bon marché avec un VIX à 12.40, même s’il y a eu un pic de volatilité de 20%. Elle est ce matin à 10.97, ce qui démontre que le marché reste toujours très optimiste.

La fin du mois de janvier se termine par une légère hausse des indices américains, qui terminent à des niveaux stratosphériques, tandis que les indices européens ferment quant à eux le premier mois de l’année en baisse.

Mercredi s’est achevé le FOMC (Federal Open Market Commitee) et comme anticipé, les taux n’ont pas bougé après une première hausse en décembre. Ils resteront dans une fourchette comprise entre 0.5% et 0.75%. Mme Yellen a néanmoins donné une vue un peu plus optimiste sur la conjoncture, en particulier sur le moral des consommateurs et des entreprises. Elle a donc réitéré ses promesses d’augmentation graduelle des taux.

Toujours mercredi, les chiffres de l’ADP ont surpris positivement les analystes, avec la création de 246’000 emplois (le plus haut niveau en 6 mois). Les payroll du premier vendredi du mois ont reporté une création de 227’000 emplois ; c’est un bon chiffre comparé aux 157’000 de décembre. Cela dit, un ralentissement de l’augmentation des salaires a été mentionné, ainsi qu’une augmentation du taux de chômage, qui est à 4.8%.

Le président américain le plus hyperactif va revoir les régulations bancaires mises en place suite à la crise financière de 2008. Cela a poussé les valeurs bancaires US à la hausse.

C’est la saison des résultats annuels. Les chiffres sont mixtes mais pas mauvais en général. On retient que Apple a sorti des chiffres meilleurs qu’attendus, contrairement à Amazon. Le secteur bancaire européen a présenté de bons résultats, excepté Deutsche Bank.

Contrairement au marché actions, les obligations sont en chute libre et 2017 se profile comme une année de recherche du rendement obligataire à travers des « corporate bonds », à crédits plus élevés. Cette chute du marché obligataire s’inscrit dans une rotation des actifs sans risques vers des actions « values », mouvement favorisé par la remontée des taux d’intérêts.

On est passé d’une année 2016 avec la peur de la déflation, à 2017 qui s’annonce comme une année de « reflation ». Pour cette raison, la plupart des gérants se positionnent « négatif en duration ».

Le taux américain a augmenté à 2.44% de rendement et le bund allemand, dont la tendance est similaire, est à 0.46% de rendement. Ces mouvements reflètent le délaissement des actifs refuges suite aux bonnes nouvelles économiques de mercredi. L’or se traite, lui, à 1220 dollars.

Le plancher de 1.07 EUR/CHF que maintenait notre banque Nationale a été franchi la semaine passée. L’Euro s’est affaibli en prévision de la poursuite de l’assouplissement quantitative. Il Il est à 1.079 contre le dollar. Le dollar US s’est affaibli tout dernièrement suite aux dernières déclarations de Trump. L’affaiblissement de ces monnaies contraint les investisseurs à migrer sur des monnaies considérées comme sûres, tel que le franc Suisse, ce qui explique d’ailleurs sa fermeté.

Pour cette année 2017, le consensus s’attend à une poursuite de la tendance haussière du dollar en raison de la hausse des intérêts américains. En « contrarian », Carmignac, dans son scénario macro, prévoit une croissance globale du monde qui devrait affaiblir le dollar au profit d’autres devises. Lombard Odier sous-pondère aussi le dollar car sa valeur est surévaluée par rapport à l’Euro, sur la base de la parité du pouvoir d’achat.

Blackrock s’attend aussi à une croissance globale modérée, avec une « reflation » confirmée et, pour cette raison, recommande les « tips », soit des obligations indexées à l’inflation. Il sous-pondère les bonds du trésors, surpondère le « US high yield », ainsi que la dette émergente. Au niveau de la classe actions, il se positionne neutre sur les titres européens et américains, à cause de valorisations déjà élevées pour les premiers et d’un environnement politique risqué pour les seconds.

2017 sera une année à risques politiques pour l’Europe avec le déploiement du Brexit, les élections en France, en Allemagne et aux Pays-Bas, un referendum en Catalogne et une transition politique en Italie. Sur le plan international, il y a aussi des risques politiques avec une transition en Chine et une instabilité possible des États-Unis.

Chronique boursière du 12 au 17 décembre 2016

santanclause

 

Mercredi, elle a parlé et, pendant cet instant, tous les traders de la Terre se sont arrêtés de respirer, les yeux rivés sur CNBC…elle, c’est la présidente de la FED : Janet Yellen !

Et pour la deuxième fois depuis 2008 -rappelez-vous la première hausse de taux qui a eu lieu il y a pile un an- le taux directeur américain a été relevé de 25 points de base. Le taux d’intérêt évoluera dans une fourchette comprise entre 0.50% et 0.75%. Cette décision intervient dans le cadre d’une reprise économique, d’un taux de chômage au plancher et d’un retour de confiance suite aux élections. Elle a aussi annoncé trois hausses de taux en 2017.

Cette hausse de décembre -qui était attendue par la majorité des intervenants- était donc déjà largement escomptée dans le marché. Ces derniers n’ont pas clôturé à des niveaux stratosphériques ou en grosses baisses. Le Dow Jones n’a pas franchi les 20’000 points mais vendredi soir il a clôturé à 19’843. Et le S&P à 2’258 points.

En ce qui concerne les hausses sur 2017, le consensus s’attendait à deux hausses alors que trois ont été annoncées, car d’après le FOMC (Federal Open Market Committee), les attentes d’inflation ont augmenté considérablement, suggérant ainsi que le marché du travail se resserre. Vous trouverez dans le blog, le « fed dot plot » qui illustre l’avis de chaque participant du meeting quant à la situation du taux d’intérêt dans le futur.

Au niveau économique, il est prévu un taux de croissance de 1,8% pour cette année et une amélioration à 2.1% pour 2017.

L’annonce surprise des trois hausses n’a pas encore préoccupé les intervenants en cette fin d’année. Et le VIX -la mesure de volatilité- ayant quelque peu augmenté, juste avant le discours du FOMC, ne s’est pas emballé ensuite.

Par contre, cette annonce a eu un effet important sur le dollar, qui s’est renforcé de 1% contre l’euro juste après. Vendredi soir, il traitait à 1.0414, se rapprochant ainsi toujours plus de la parité.

Les obligations du gouvernement américain, au contraire, ont continué de décrocher… oui ! continué, car elles avaient déjà passablement chuté dans l’attente d’une hausse des taux. Le 10 ans américain se trouve à 2.59.

Ce resserrement monétaire plus « hawkish » que prévu va neutraliser la politique fiscale expansionniste de Trump : une politique risquant de conduire à une surchauffe économique en période considérée de plein emploi avec un taux de chômage au plus bas depuis 2008.

Vendredi, on était le 3ème vendredi du trimestre (c’est le jour des quatre sorcières) où beaucoup de contrats sur « futures » et « options » arrivent à échéance. Cela amène généralement à plus de volatilité sur le marché, car les traders bouclent leurs positions. Mais le VIX n’a clôturé vendredi qu’à 12.20.

A retenir aussi que la Banque d’Angleterre maintient son taux directeur ainsi que son programme d’achat d’actifs inchangés, en ligne avec les attentes. Au niveau macro, il y a eu une accélération de l’inflation en novembre et on s’attend à une augmentation en 2017, à cause de la faiblesse de la livre et du renchérissement des importations. Bien que la consommation des ménages en novembre ait été encourageante, la banque d’Angleterre émet un « warning » pour 2017, où elle s’attend à un ralentissement de l’activité.

Notre banque Nationale a gardé son taux directeur inchangé… ce qui n’était pas non plus une surprise. Elle s’attend à une hausse du PIB d’environ 1.5% en 2017. Mais la BNS signale toutefois un danger dû à une multitude d’incertitudes politiques en Europe pour l’année prochaine et elle se tient prête à intervenir sur le marché des changes si nécessaire pour défendre le Franc Suisse. Vendredi soir l’euro/franc suisse se traitait à 1.0731.

La banque de Norvège a aussi maintenu son taux, mais sur ce coup les intervenants s’attendaient à une baisse. Le taux n’ayant pas baissé, cela a propulsé la couronne norvégienne à la hausse.

En Italie, le poste de Premier Ministre transitoire n’est plus vacant et c’est le Ministre des affaires extérieures qui s’y colle. Il aura la lourde tâche de régler les problèmes des banques italiennes et d’arranger les soucis des règles électorales avant la prochaine élection. On lui souhaite bonne chance dans ses nouvelles fonctions !

Trump a encore fait une victime avec son arme à 140 caractères : le tweet ! Après Boeing, c’est au tour de Lockheed Martin de se prendre une baffe, suite à une histoire de coûts « hors de contrôle » d’un avion de chasse. C’est le rêve pour ceux qui sont « short » sur ces titres…

Quant à la composition du nouveau Conseil d’administration de America Corp…euh ! pardon, du nouveau gouvernement, on a appris cette semaine que le nouveau Secrétaire d’Etat américain est un ingénieur texan qui a fait ses armes en tant que CEO chez Exxon. La presse a affirmé qu’il aurait des relations avec la Russie. Mais l’on note que ce nouveau chef de la diplomatie américaine n’a aucune expérience diplomatique…ni gouvernementale d’ailleurs, tout comme ses nouveaux collègues au gouvernement.

Le gros perdant de la semaine était le marché chinois : actions, obligations et devises : tout est parti de travers suite à un rapport qui parle d’une hausse surprise des activité de « shadow-banking »…

La plus grosse banque italienne, Unicredit, lève 13 milliards d’euros et coupe 6’500 postes en plus. Ce qui a fait monter le titre de presque 10%.

Dans les petites nouvelles à commenter au café, on retient qu’Amex offre 20 semaines payées pour tous les parents. C’est sympa, ça, pour les célibataires qui n’auront droit à rien si ce n’est aux back-ups des parents.

Revenons à nos perspectives 2017 :

Dans ses perspectives d’investissements, la Banque Syz n’est pas très positive pour 2017, où elle s’attend à un scénario de déflation mondiale à la japonaise et préconise un abandon des politiques monétaires contre des politiques budgétaires. Elle reste néanmoins positive sur l’Europe, pour autant que cette dernière ne connaisse pas de crise politique, car cela pèserait encore plus sur l’euro. La banque est aussi positive pour la Suisse.

Voilà, c’est tout pour cette semaine et nous nous retrouverons en janvier, pour de nouvelles chroniques boursières. Je vous souhaite de bonnes fêtes à tous et une pétillante année 2017.

 

Chronique boursière du 5 au 9 décembre 2016

La semaine passée n’a pas été si calme…

En début de semaine, c’est les retombées du NON au referundum du Président Italien Renzi (acessoirement ancien chef scout) qui ont fait les gros titres de la presse. Il s’agissait d’un projet de reforme constitutionnelle qu’il défendait. Et cette défaite l’a poussé à démissionner. Du coup, on attend un gouvernement de transition. De plus ce résultat met en avant les faiblesses structurelles des banques italiennes.

Un tel événement d’instabilité politique était supposé provoquer un plongeon des indices boursiers européens. Tout comme le Brexit ou l’ élection de Donald Trump étaient aussi supposés, mais ça ne s’est pas passé comme ça non plus. Hormis les marchés asiatiques qui ont quelques peu perdu juste après l’ annonce du résultat dimanche soir ; oui, du fait du décalage horaire : ils avaient déjà entamé leur session de trading du lundi. Les marchés occidentaux, eux, n’ont pas fléchis.

Ensuite, jeudi, c’était au tour de M. Dragui, président cette fois-ci de La banque Centrale Européenne (et accessoirement ancien banquier d’affaire). Dragui a annoncé un prolongement des achats d’actifs – de la dette publique et privée – jusqu’à fin 2017 pour soutenir la croissance en Europe. Il maintient aussi son taux directeur – qui reste au plus bas – à 0%. Il instaure un genre de « tapering » (même si il faut pas prononcer ce mot devant Dragui) ou il diminue ses achats d’actifs à 60 milliards d’euro par mois dès avril 2017.

A coté de ça, la BCE maintient ses prévisions d’inflation à 0.5% en 2016, 1.3% en 2017 avec une augmentation du Produit intérieur brut (PIB) de 1.7% en 2017. Elle écarte tout risques de déflation. Mais comme d’habitude, Dragui annoncé qu’il était prêt à prendre les choses en mains au cas où les perspectives d’inflation venaient à s’assombrir. Pour rappel son target d’inflation est aussi à 2% car il correspond au niveau de stabilité des prix.

Les marchés européens ont entamé un rally suite à ces mesures plutôt bien accueillies car une réduction du rachat de la dette signifie aussi que l’économie européenne se reprend plus vite que prévu. Dans leurs sillages, les marchés américains ont aussi gagné quelques points portant le S&P 500 et le Dow Jones au plus haut de tout les temps :S&P 500 a clôturé vendredi à 2’259.53, soit une performance depuis le début de l’année de 12.88% et le Dow Jones à 19’756.85 pour une performance de l’indice depuis le début de l’année de 16.43%- encore plus de 1.22% de hausse et on décroche les 20’000 points ! le Nasdaq qui englobe les valeurs technologiques – a clôturé à 5’444.5, ce qui équivaut à une performance annuelle de 10.13%. A ces niveaux, le marché américain reste cher avec un P/E Schiller de 27 (le P/E ajusté à l’inflation). Pour info la moyenne historique est de 17 .

En Europe, le Dax est à 11’203.63 pour une performance depuis le début de l’année plus modeste de 4.29% et l’eurostoxx 50 à 3197.54 performe de seulement 1.79% pour l’année alors que le P/E est a 20.65. En d’autres termes, on paie plus de 20x les bénéfices.

Cette semaine les supports ont été cassés à la hausse ( 10’800 pour le DAX qui fait que son nouveau target est à 11’400) et 2’213 pour le S&P qui pourrait atteindre les 2’350. Et cela sous un fond de volatilité dans le bas de son range à 11.75 ce qui traduit une certaine tranquillité des investisseurs.

Le marché obligataire continue sa chute libre. L’on assisterait à une rotation d’actifs où les flux financiers sortent du marché obligataire pour le marché des actions.

Par contre l’euro s’est pris une baffe jeudi et lundi matin il est à 1.0592 contre USD et 1.0765 contre franc suisse. Et l’ année 2017 s’ annonce très volatile pour l’ euro avec des élections en France, en Allemagne ; alors comme on dit, sortez couvert..sur le marché.

Un autre sujet qui tend les investisseurs est la problématique des risques de crise bancaire systémique en Europe. En Italie les banques ne sont pas au top et cela est reflété par des spreads très larges – ce qui indique la mauvaise qualité des obligations de ces banques.

Le pétrole, continue sur sa bonne performance et se traite lundi à 53.94 USD le baril poussé par des accords de diminution de la production mais cette fois-ci par les pays non membres de l’OPEP.

Mardi Boeing s’est pris une baffe suite au tweet colérique du nouveau président US quant à a la commande du nouveau Air Force One – c’ est un flying White House capable de survivre à une guerre nucléaire – et cela pour la modique somme de 4 milliards de USD……Pour ce prix il devrait pouvoir être piloté tout seul comme une Tesla. Cela dit, malgré ce cas à part, l’ on reste toujours positif sur les valeurs de la défense dont le trend haussier devrait perdurer.

Par contre, le secteur de la santé qui avait bondi après l’ élection, risque de ne pas si bien performer car Trump a déclaré dans le Times magazine qu’il entendait faire baisser les prix des médicaments. Ça a envoyé direct les Biotechs à la cave.

On admire la performance de Apple qui a trouvé une combine fiscale pour ne pas payer l’IRS sur 600 milliards gagnés à l’ étranger : ils ont acheté des bons du gouvernement américain : non seulement ils échappent à l impôt mais en plus ils sont rémunérés par l’État grâce aux intérêts !

Dans le pays de James Bond, la production manufacturière a baissée de 0.9% en octobre, alors qu’ on s’attendait à une légère hausse. Cela a fait tomber la livre encore plus bas et ce matin elle traite à 1.2582. Mais en Allemagne, la production manufacturière a augmenté de 4,9 elle, menée par une hausse de demande de capex – qui sont les biens d’investissements. Et si les entreprises investissent, c est qu’elles sont optimistes dans leurs perspectives économiques.

Au sujet des amendes bancaires, cette fois c’ est au tour de JPMorgan et HSBC de se faire épingler…avec un total d’un demi milliard d’euro pour une sombre histoire de manipulation de l’ euribors. Le Crédit Suisse aussi s’ est aussi fait pincer pour 16 millions de USD suite à des carences dans ses contrôles anti-blanchissement.

Le Crédit Suisse a annoncé un profit warning qui va se traduire sur le terrain par des cost cutting pour un montant de 1 milliard de francs suisse…Et ils ne sont pas les seuls à réduire leur charges. Après le rachat de BSI, EFG a aussi annoncé un plan de cost cutting ainsi que des suppressions d’emplois. Raiffeisen a également annoncé la suppression en Suisse de plus d’une centaine d’agences à moyen terme.

Revenons sur les perspectives 2017.

JPM a une équipe spécialisée pour anticiper les tendances sur le long terme voir le très très long terme : leur plus long terme est une analyse sur deux siècles….cela dit, je ne m’ intéresse pas trop au prédictions à aussi long terme – trop d’imprévus imprévisibles – mais par contre je m’intéresse beaucoup à leur vue sur 2017. Ils sont plus pessimistes sur la croissance en 2017 que en 2016 principalement du, d’ après eux, à une baisse structurelle de la productivité. Shroder quant à eux, élèvent leurs perspectives pour 2017, et prévoient une croissance globale de 2.8%.

Les néerlandais NN Investment pensent que les marchés émergents ne vont pas être un bon pari à cause des hausses des taux de rendements dans les pays développés, de la hausse du dollar et du protectionnisme US.

Saxo Bank s’est lancée dans l’exercice périlleux d’imaginer les Black Swans pour 2017. Elle annonce entre autres, une victoire du parti d’extrême droite aux Pays-Bas, la possibilité que le Royaume-Uni reste dans l’Europe, des taux et des devises n’allant pas dans le sens des consensus actuels, une bonne performance des banques italiennes, un rebond du pesos mexicain et un cuivre qui s’essouffle. Cela dit, leur brainstorming ne doivent pas être triste….

En ce qui concerne les allocations d’actifs, la Société Générale sur-pondère les equities dont principalement les USA où la banque reste positive suite à l’ élection du Trump. Par un souci de sensibilité aux taux, elle fuit les obligations d’Etat et privilégie les Tips (les obligations indexées à l’inflation). Elle prévoit aussi de bonnes dynamiques pour les matériaux de base et le pétrole.

Bank of America voit une rotation sectorielle en Europe aux profit des valeurs cycliques telles que l’énergie et les utilities qui sont surponderées au détriment de l’ alimentaire et du retail notamment.

Voila, c’était tout pour l’instant. Cette semaine, il y aura le meeting de la FED le 14 décembre….et l’on se retrouve lundi prochain pour une nouvelle chronique.

mario

Semaine de 28 novembre au 4 décembre 2016

Le mois de novembre s’est terminé avec de légères prises de bénéfice, le momentum post élection ayant perdu un peu de sa vigueur durant La semaine passé.

En ce qui concerne le cas du Dow Jones, indice des valeurs industrielles – il a fait un record historique au dessus de 19’000 et les banques ont superformé les marchés grâce aux trumpenomics.

Dans les faits marquants de la semaine, l’ on retient la décision in extremis de l’OPEP d’une réduction de 1.2 millions de barils par jour dans le but d’un rééquilibrage du marché. Les négociations entre membres de l’OPEP avaient duré 2 mois et cette fin d’incertitude (car le marché n’aime pas les incertitudes) a fait exploser le pétrole de 10 % environ. Dans son sillage, la hausse du pétrole a emmené toutes les valeurs pétrolières telles que ConocoPhilips qui a bondi de 9.7%, Marathon oil à 20% et Tullow Oil 13% pour ne citer que les plus belles hausses sur la journée de mercredi. Vendredi soir le pétrole s’échange à 52.64 USD le baril. Et l’or, qui n’ est pas en forme lui, est à 1175.70 ; Ce qui correspond à une baisse de 2.9% pour le mois.

Les indicateurs américains publiés cette semaine étaient mixtes : Les chiffres de la création d’emplois publiés vendredi ont indiqué une hausse de 178’000 emplois créés – en ligne avec les attentes . Le chaumage a baissé à 4.6% pour la première fois mais cela est principalement du à l’érosion de la population active. Le salaire moyen a, quant à lui, un peu baissé et cela n’est pas très bon signe pour une inflation que l’on attend car les salaires en sont une composante importante.

Cela dit, le rendement du 10 ans américain a encore monté : il est à 2.38 et le PCE- l’indice des dépenses personnelles à la consommation – indice suivi de très près par la FED s’est accéléré et les prix ont augmenté de 1.4% à fin Octobre. L’inflation sous-jacente américaine – qui ne prend pas en compte les composants volatiles que sont les prix de l’énergie et des produits alimentaires – est de 1.7 % à fin octobre ; ce qui amplifie les probabilités d’un relèvement des taux directeurs car l‘on se rapproche du target des 2% de la fed. L’ indice CPI – les prix à la consommation d’un panier fixe – est à 1.6% . Le PMI de Chicago était bon : à 57.6 en comparaison de 50.6 en Octobre ce qui dénote un signe d’expansion économique. Les reventes de maisons ont surpassé les attentes des analystes. Le déficit commercial reste abyssale. La croissance continue à être modeste à cause d’un dollar fort mais les perspectives économiques publiées dans le livre beige restent positives. Enfin, Le VIX, indicateur de volatilité américain est autour des 14.

En Europe, l’inflation monte lentement mais sûrement. La BCE a publié une augmentation de 0.6% pour le mois de novembre; c’est le meilleure chiffre depuis avril 2014. Pour mémoire octobre n’avait pas été trop mal avec une augmentation de 0.5%. Le rendement du 10 ans allemand a donc aussi progressé passant à 0.221. L’EUR/USD avait été assez flat jusqu’à dimanche ou le referendum italien a été rejeté; ce qui a poussé le président Renzi à démissionner. Cette nouvelle a fait plonger l’euro/dollar à son plus bas niveau et il traite ce lundi matin à 1.0552, son plus bas en 20 mois.L’EUR/CHF est a 1.077.

L’OCDE – l’organisation pour le développement économique- voit la Suisse se reprendre économiquement et table sur une croissance du PIB de 1.6 pour 2016. Mais le marché ne le voit pas de cet oeil et le SMI a quelque peu baissé cette semaine pour afficher une performance minable de – 8.51 depuis le début de l’année .

En revanche, le topix a, mine de rien, bondi de 17% et il est a 18’426 grâce à un yen qui a baissé en automne et qui se traitait vendredi à 113.50.

Pour reprendre les perspectives 2017 qui fleurissent dans la presse en cette fin d’année, M&G réduisent leur part actions alors que Pictet maintient sa vue positive sur cette classe d’actif.

Goldman et Sachs ont retourné leur veste et tablent dorénavant sur une hausse du S&P de 9% pour les premiers mois de présidence.

A propos de Goldman et Sachs, on souligne la coïncidence du nouvel appointé en tant que secrétaire du trésor américain qui est aussi de la maison…..

A la rubrique des nouveaux appointés, la Russie se dote d’un nouveau ministre de l’Économie pour justement la relancer …à l’approche des élections présidentielles. De plus, Donald Trump, en tant que président fraîchement élu, a fait sa premières bourde en relations internationales s’attirant les foudres de la Chine pour avoir contacté Taiwan. Donald a un pedigree de business man avant d’être politicien et les risques de conflits d’intérêts avec ses investissements tant au plan national qu’à l’ international ne peuvent être écartés. En parlant de président, de l’autre côté de l’atlantique, François Hollande a eu éclair de lucidité et annonce qu’il ne se représentera pas pour le prochain quinquennat.

La mort de Fidel Castro ne vous a sans doute pas échappé, et à peine enterré, les USA tentent déjà de signer des accords bilatéraux avec Cuba.

Voila, on est rentré dans le mois de décembre et c’est l’ époque du window dressing de fin d’année sur les portefeuilles. Aura-t-on droit à un rally de fin d’année ou au moins à un Christmas rally ? On se retrouve lundi prochain pour une nouvelle chronique afin d’en savoir plus…..

Semaine du 21 au 26 Novembre 2016

Bonjour,

On est lundi et les marchés ont terminé sans trop de volatilité suite a thanksgiving – le jour de l’ année où les américains s’empiffrent de dinde et de budweiser – et où, bien évidemment , les marchés sont fermés. Vendredi; demie session également due au Black Friday – le jour où les américains font particulièrement chauffer leurs cartes de crédit.

2 dates importantes à retenir : le 8 décembre, Réunion de la BCE et 14 décembre; réunion de la réserve fédérale. En Europe, on s’attend à un non-event – pas de changements – et aux Etats-Unis c’est un relèvement du taux directeur de l’ordre de 25 points de base qui est considéré comme le plus probable.

Le marché obligataire américain continue sa correction car il anticipe une inflation liée aux effets reflationnistes de la nouvelle politique keynésienne du président qui consiste en des réductions d’impôts couplées avec des augmentations des dépenses en infrastructure ce qui devrait normalement inciter Mme Yellen à un tour de vis monétaire. Le 10 ans est à 2.37 !

Au pays du soleil levant, le rendement sur le10 ans a dépassé la barre des zéro pour la première fois depuis septembre.

En Europe, l’instabilité politique secoue aussi le marché obligataire: face au referendum en Italie les spreads se sont énormément amplifiés et le calendrier politique est chargé en élection en France et en Allemagne. Mais au niveau macro-économique, les PMI de novembre ont été une bonne surprise. Le business confidence est élevé en Allemagne et s’est notamment amélioré dans les pays périphériques ainsi qu’en France. Il fait aussi état d’une pression sur les prix à la hausse. Le bund allemand est à 0.23.

Suite à l’optimisme des investisseurs quant aux négociations de l’Opep, le pétrole affiche une jolie montée à 49 dollars ce qui a emmené dans son sillage les pétrolières qui elles ont emmenées dans leur sillage le marché en général. On est au plus haut de tout les temps pour le S&P 500 et Dow Jones.

L’or quant à lui a baissé et se trouve à 1187 USD – faute à un dollar trop fort. Le dollar atteint des records contre l’euro mais ça ne va pas arrêter Mr Dragui – le président de la banque centrale européenne – de conserver une position complaisante pour les marchés. En effet, lors de la réunion prévue il devrait conserver sa position dovish.

La monnaie européenne ne cesse aussi de s’ affaiblir contre notre devise nationale et l’euro franc suisse a touché les 1.07, niveau considéré comme le seuil d’intervention de la banque nationale suisse.

La livre sterling qui et en free fall depuis le brexit est à 1.24 contre le USD. Si vous comptez aller faire votre shopping de Noël à Londres, la livre ne vous coûtera que 1.26 franc suisses.

Snapshot, l’application pour les photos à très courtes durée de vie avant leur autodestruction, se lance dans une mega IPO de 25 milliards de USD.

Pendant ce temps, Volkswagen, la voiture du peuple allemand annonce une suppression de 30’000 emplois.

On arrive à la fin de l’année et les stratèges des banques commencent à publier leurs prévisions des marchés en 2017.

UBS parie sur les actions américaines car la croissance des bénéfices reprend, les obligations indexées à l’inflation autrement dit les TIPS, et les marchés émergents mais aussi la gestion alternative (dette privée, private equity, hedge fund et immobilier). Elle sous-pondère les actions suisses à cause de la part des exportations dans leur chiffre d’ affaire.

De même Julius Baer privilégie les actions ainsi que le dollar. La banque suisse voit l’ère de 7 ans de déflation qui touche à sa fin pour une ère de reflation et s’attend à 3 relèvements de taux d’ ici fin 2017.

La prestigieuse banque américaine Goldman Sachs quant à eux misent sur la glandouille….oui, il pensent que les marchés vont rien faire l’année prochaine et leur target du S&P est à 2200 ce qui correspond au niveau actuel….donc autant rien faire non plus ! Cela dit je ne sais pas comment ils vont faire pour délivrer du ROA et assurer leur bonus 2017.

C’ est tout pour la semaine, je vous souhaite une bonne semaine et on se retrouve la semaine prochaine pour une nouvelle chronique.

Chronique de la semaine du 7 au 12 novembre 2016

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Toute mes condoléances au peuple américain; Donald Trump devient leur président.

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100% du consensus s’attendait à un crash en cas de victoire du républicain (une victoire qu’on attendait pas d’ailleurs…). Mais ça ne c’est pas passé comme ça ;

Effectivement la nuit même l’élection a créé un sell off de 5% sur les futurs américains traités hors ouverture des marchés. Il donnent en général le « la » pour la séance à ouvrir. Mais les marchés ne se sont pas cassés la gueule à l’ouverture comme prédit et se sont ressaisis une fois le résultat connu pour terminer la première séance – ainsi que la première semaine en fait – post-trumpist légèrement en hausse.

Beaucoup d’encre a coulé sur cette victoire improbable…Remarquez c’était un peu comme choisir entre la lèpre et le choléra. Les électeurs américains de la classe moyenne, las de cette mondialisation qui ne leur a pas profité, ont donné beaucoup plus d’importance au discours populiste qu’ au comportement politiquement incorrect du milliardaire, et après tout, il incarne le « American Dream », un peu comme Scarface…

On retiendra néanmoins de sa ligne politique, pas toujours très précise ni très cohérente : un abaissement des taxes pour les personnes physiques et les sociétés, une augmentation des dépenses en infrastructure à hauteur de 500 milliards de USD, ce qui devrait booster un peu cette inflation américaine qui peine à décoller.

Il y a aussi son projet de construction d’un mur avec le Mexique (projet qui a un goût de déjà-vu en Europe, c’est bien Monsieur Trump a révisé ses cours d’histoire !) et pourrait faire très mal à l’économie mexicaine dont le pesos a déjà bien dégringolé depuis l’élection.

On retient aussi une guerre commerciale avec la Chine, la destruction pure et dure de l’Obamacare (autrement dit l’affordable care act), la vente libre des fusils d’assaut (il est membre à vie de la national rifle association qui est le lobby américain omnipuissante des armes à feu).

Le secteur qui se comporte le moins bien est celui de la nouvelle énergie (éolienne, panneaux solaires, etc) à cause du scepticisme de Mr Trump quant au réchauffement climatique…En effet, il n’a pas de Phd en Science de la Vie, mais maintient que le planète se refroidit et crie au hoax….bref, passons.

Dans les autres secteurs qui ont souffert, on a l’ automobile suite aux mesures de protectionnisme annoncées. Beaucoup de compagnie US implantées au Mexique devront rentrer au pays et donc accroître les coûts de production. La techno aussi a souffert car le nouveau président veut que Apple and Co rapatrient leur cash pour ne plus échapper au fisc….’Faites ce que je dis mais pas ce que je fais’ car ce ne sont pas les seuls à s’être soustrait du fisc américain.

Un autre groupe de grand perdant sont les pays émergents en général. Du au protectionnisme bien naturellement mais aussi au fait qu’avec un taux sur le 10ans américain qui augmente et dont le rendement a atteint 2.20, le 30 ans américain – pour vous faire une idée a touché le 4 %, les obligations émergentes – du coup – deviennent moins intéressantes. Cette correction des bons du trésor américain a contaminé ceux de la zone Euro. A coté, le 10ans allemand est à 0.29.

Ls gagnant sont les infrastructures en prévision des dépenses budgétaires dont on a parlé ainsi que la pharma vu que la menace démocrate a été écarté.

A la grande surprise, les bancaires se sont très bien comportées, Crédit Suisse et UBS inclues, car elles devraient bien profiter de ces résultats. En effet, lors de sa campagne, Trump avait promis de diminuer les contraintes réglementaires pour les banques et aussi elles devraient profiter d’une hausse d’intérêt ce qui est toujours très positif pour leurs opérations.

Le Dow Jones est au plus haut de tout les temps à 18’868 points, car la vieille économie est revenue à la mode et le Nasdaq a baissé car la tech n’est plus hype du tout. Le S&P maintient son rang habituel et est à 2168 points.

Les investisseurs ne se sont pas rués sur l’or comme des désespérés en recherche de refuge: il est a 1136 USD. Le yen se traite à 108.10 et cette baisse devrait profiter au Nikkei qui est très largement tributaire de ses exportations de motos et de voitures. Nikkei qui d’ailleurs n’est pas très en forme cette année avec une performance minable de -5.51% depuis le début de l’année.

L’euro/dollar est très volatile depuis l’élection et l’euro a baissé suite à la probabilité d’un resserrement monétaire en décembre par la FED (Réserve Fédérale Américaine) et se traite à 1.0793.

Voila, c’était un résumé de cette semaine très politisée où les marchés n’ont pas été mené par les fondamentaux mais bien par les news de la scène politique américaine. Je vous dis à la semaine prochaine pour une nouvelle chronique hebdomadaire 🙂