Un début d’année euphorique

Les marchés boursiers ont repris l’année en hausse et ont continué d’enregistrer de nouveaux records. Le Dow Jones a cassé le seuil des 25’000 points. Le S&P 500 a franchi les 2’700 points. Suite au rebond des valeurs technologiques, le Nasdaq s’est envolé. Le SMI est à son plus haut point historique.

Indices 10.01.2018 Performance % sur 1 année
S&P 500 (US) 2’748.23 18.3
Dow Jones (US) 25’369.13 22.8
Nasdaq (US) 6’662.66 30.9
Euro Stoxx 50 3’609.83 7.2
DAX (ALL) 13’281.34 12.0
FTSE 100 (UK) 7’779.85 6.4
Nikkei 225 (JP) 23’710.43 19.2
SMI (CH) 9’524.96 12.8
Hang Seng (HK) 31’081.34 32.2
Gold 1317.90 11.49
Oil (WTI) 63.53 8.52

Source : FUW

 

2017 fut une excellente année où certains indices ont performé de plus de 20% tels que les 3 indices phares américains (S&P 500, Dow Jones, Nasdaq), le Nikkei 225 ou le Hang Seng. Impactées négativement par un Euro qui a pris en vigueur durant l’année écoulée, les bourses européennes n’ont pas pu atteindre d’aussi bonnes performances.

Cette hausse généralisée des marchés est soutenue par plusieurs facteurs. En premier lieu, nous nous trouvons dans un environnement macro-économique encourageant caractérisé par une croissance mondiale synchronisée. Les derniers indicateurs avancés tels que les PMI (Purchasing Managers Index) sont au-dessus de la moyenne autant aux États-Unis qu’en Europe et les taux de chômage y sont au plus bas. Notons aussi que le salaire horaire moyen au Etats-Unis est en légère progression de 2.5%. En Europe, la situation économique s’est améliorée en convergence avec une diminution des incertitudes politiques.

Deuxièmement, les politiques monétaires restent, pour l’heure actuelle, extrêmement accommodantes et maintiennent des taux d’intérêts historiquement bas. La Réserve Fédérale Américaine (Fed) va continuer son programme de normalisation des taux d’intérêt avec, en prévision, 3 hausses de taux pour 2018. La Fed maintiendra les mêmes principes de précaution malgré un changement de président à sa tête. M. Powell succédera à Mme Yellen en Février.

A côté de cela, une politique fiscale expansionniste vient d’être ratifiée aux Etats-Unis. Depuis l’élection de M. Trump, les marchés ont été alimentés par l’espérance de cette réforme fiscale.  Elle avantagera la compétitivité des entreprises américaines et devrait stimuler une inflation qui peine à atteindre l’objectif des 2% fixé par la Fed.

Enfin, les fondamentaux sont positifs. Les résultats des entreprises durant les 3 premiers trimestres de 2017 ont été globalement bons et l’on a assisté à une croissance des bénéfices de plus de 10% ainsi qu’une reprise des dépenses d’investissement (capex). Depuis la crise financière, les entreprises ont assaini leurs bilans.

Un tel environnement est favorable pour les actions.  Elles restent la classe d’actifs à privilégier pour 2018 qui vient en prolongation de 2017. Cependant, l’on s’attend à une hausse d’une amplitude moindre, particulièrement aux Etats-Unis qui arrivent à une phase mature de leur cycle économique. L’Europe et le Japon sont, en revanche, à mi-parcours de leurs cycles et leurs banques centrales respectives sont en retard sur la Fed qui a déjà haussé les taux. Aussi, les valorisations européennes sont plus attractives en termes de P/E que les valeurs américaines devenues plutôt chères. Enfin, les obligations à haut rendements ne pourront surpasser les rendements des actions dans la mesure où les écarts de spread ont déjà atteint les minimums. Les obligations souveraines ne présentent pas d’intérêt dans une dynamique de relèvement des taux. Les obligations convertibles, en revanche, pourront tirer profit d’une éventuelle hausse de la volatilité tout en maintenant un pari haussier sur les actions.

Les valeurs de croissance ayant le mieux performées en 2017 comme en témoigne les performances de fonds en actions « growth », nous pourrons assister à un regain d’intérêt pour les titres « value » qui ont été délaissés. Une rotation sectorielle pourrait   s’amorcer en faveur de secteurs défensifs tel que la santé et les télécoms. Les valeurs financières seront celles qui profiteront des hausses de taux d’intérêts.

En 2017, Le dollar a perdu 10% contre un panier de 6 devises étrangères et 12.4% contre l’Euro malgré 3 hausses de taux d’intérêt et cette tendance devrait perdurer avec une politique fiscale expansionniste. Le dollar semble avoir reverser sa tendance haussière de ces dernières années au profit d’un Euro stimulé par l’ économie dynamique de la zone Euro.

Un risque important pour 2018 réside dans la possibilité d’une surchauffe de l’économie lié à une politique fiscale expansionniste après des années de politique fiscale plus restrictive. Dans un tel cas, la remontée des taux sera plus agressive qu’anticipée. De plus, à mesure que les politiques monétaires non-conventionnelles des banques centrales s’estompent, le marché devra se contenter de moins de liquidité. Aussi, l’on gardera dans son viseur le niveau de volatilité qui fut anormalement bas l’année passée. Toute remontée abrupte de la volatilité sera de nature à engendrer des secousses sur les marchés.

Les publications des résultats annuels des entreprises vont commencer ces jours-ci. L’on s’attend à des résultats satisfaisants compte tenu des bonnes données conjoncturelles. L’année 2018 devrait, à moins d’un Black Swan politique, rester modérément haussière pour les actions. Les facteurs en place ont encore du souffle à apporter aux marchés. Relevons toutefois une nette préférence pour les actions Européenne et Japonaises dont les titres bénéficient de plus de marge d’expansion.

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