Chronique boursière du 3 au 7 avril : fin de trimestre sur une note positive

Ce premier trimestre 2017 a terminé en hausse sur la plupart des marchés actions des pays développés, à l’exception du Japon, qui n’a pas eu un trimestre très percutant.

Si l’on ne prend en compte que le mois de mars, les marchés américains sont rentrés pour la première fois de l’année en terrain négatif, avec le S&P clôturant à 2’355 points et le Dow Jones à 20’656 points. Les États-Unis sont-ils en perte de souffle ?

En Europe, malgré des incertitudes politiques, les indices européens terminent le mois sur une note positive. Les élections françaises préoccupent les investisseurs, qui se couvrent par le biais d’options contre une possibilité de crash du CAC40 (l’agence Standard and Poor’s reste beaucoup plus détendue que lesdits investisseurs et a maintenu ses perspectives stables sur la France, de même que confirmé la note AA de la dette française à long terme).

De L’autre côté de la Manche, le Brexit reste un sujet de préoccupation actuel, même si sa matérialisation ne se fera vraisemblablement sentir qu’après une longue période de négociation avec l’Union Européenne.

En début de semaine, le Crédit Suisse a subi des accusations de fraudes. Cela a mis les valeurs bancaires suisses sous pression…

Mercredi, aux États-Unis, les chiffres ADP ont dépassé les attentes, avec la création de 263’000 nouveaux emplois. On relève aussi l’annonce de la baisse du déficit américain ; mais cela n’a pas pour autant réjouit les marchés, qui sont restés prudents en attendant les chiffres de l’emploi du vendredi publiés par le gouvernement.

Les fameuses minutes de la Fed (compte-rendu de la dernière réunion de la banque centrale américaine) sont sorties ! La banque envisage de commencer à diminuer son bilan (actuellement de USD 4’500 milliards) en papiers du bon du trésor et de titres hypothécaires dans le courant de l’année. Ces titres avaient été précédemment achetés par la banque pour soutenir l’économie. Leur revente va probablement ralentir la hausse des taux d’intérêts pour 2017. Cette nouvelle n’a bien sûr pas enthousiasmé les marchés.

Jeudi, la communauté financière avait les yeux rivés sur la rencontre Trump, versus Xi, pour un round de négociations. Rencontre très attendue, puisqu’à eux deux, ils couvrent le tiers de l’économie mondiale ! Cette rencontre sera capitale pour déterminer leurs relations économiques et politiques futures. Dans ce match, Trump a comme opposant un adversaire expérimenté. Aura-t-il l’envergure nécessaire pour ce genre de négociations ?

En marge de cette rencontre, Trump a déclenché des frappes aériennes en Syrie ; ce qui a irrité Poutine au plus haut point. Conséquence logique : les marchés se sont mis en mode « risk-off » et le rendement du bon du trésor américain a continué sa descente. En fin de semaine, le rendement du 10 ans américain valait 2.38. De même, l’or (autre actif refuge par excellence) a quelque peu grimpé et se traitait à USD 1’254 l’once.

Dragui, président de la Banque Centrale Européenne, a répété que l’inflation Européenne n’était pas suffisamment forte pour justifier une hausse des taux. Après ses commentaires, l’euro a naturellement baissé contre le dollar américain. Il se traitait en fin de semaine à 1.059. En Angleterre, même son de cloche, où l’inflation seule ne justifie pas plus une hausse des taux. La livre sterling est descendue à 1.237 par rapport au dollar.

Pour finir la semaine, les chiffres mensuels de l’emploi, tant attendus du premier vendredi du mois, émergeaient de très mauvaise façon, à la grande surprise de la Réserve Fédérale elle-même. Le rapport a annoncé la création de 98’000 nouveaux emplois au lieu des 180’000 prévus. En revanche, le taux de chômage pour le mois de mars est descendu à 4,5%. C’est là le taux le plus bas en dix ans ! Le revenu moyen par heure a quant à lui augmenté de 2,7%, en glissement annuel.

Lundi, nous assisterons au début des publications trimestrielles. Cette semaine nous aurons également des poids lourds bancaires américains, tels que JP Morgan, Bank of America, Wells Fargo et Citigroup…

Merci d’avoir lu cette chronique ! Je vous donne rendez-vous à la semaine prochaine, pour connaître les résultats trimestriels ainsi que la teneur de leurs « forward guidances ».

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