Chronique boursière du 20 au 24 mars, Flight to quality : les investisseurs se réfugient dans les actifs sûrs

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Après des semaines plutôt complaisantes, le marché américain s’est soudainement réveillé mardi pour clôturer en baisse de plus de 1%. Par effet domino, les autres bourses mondiales ont suivi le mouvement.

Il ne s’agit pas (encore) du « sell off » dont on parle de plus en plus dans la presse financière, mais la semaine a tout de même fini dans le rouge. Pourquoi les marchés ont-ils reculé ? Parce que subitement, après l’euphorie, de sérieux doutes quant à l ‘agenda de Trump ont surgi. Le projet de suppression de l’Obamacare a dû être retiré par le Président, car il ne parvenait pas à trouver une majorité au Congrès. Humiliation totale pour Trump, qui n’a pas été soutenu par ses petits camarades républicains !

Si l’ajustement de l’agenda économique prend du retard, la réforme fiscale promise va passer aux calendes grecques. Et c’est cette promesse de réforme fiscale qui a soutenu les marchés. Le secteur pharmaceutique a affiché une bonne performance après l’échec de l’abrogation de l’Obamacare.

En revanche, les valeurs bancaires ont affiché une mauvaise performance. Prises de bénéfices après un bon comportement de ces titres ? Ou alors doutes quant aux hausses des taux ? Car dans le monde bancaire, des taux élevés améliorent le business.

Le dollar américain en a payé les frais. L’euro se traitait ce matin à 1.08 par rapport au dollar et le Yen à 110.27. Enfin, 1 dollar vous coûtera 0.98 franc suisse.

L’or, traditionnellement considéré comme valeur refuge, a pris 20 dollars cette semaine. Le rendement du 10 ans américain a perdu légèrement du terrain et se traite à 2.418%. Il en est de même pour le bund allemand à 10 ans, qui se traite à 0.40%. Les investisseurs se réfugient vers les actifs sûrs. De plus, l’indice de volatilité (le VIX) a progressivement augmenté durant la semaine, prouvant que la complaisance habituelle s’évanouit.

En Angleterre, les chiffres de l’inflation étaient de 2.3%. Ce qui a élevé la livre sterling à 1.25 contre le dollar. Goldman Sachs et Morgan Stanley planifient de délocaliser leurs équipes hors de Londres, à mesure que le Brexit avance.

La BCE a servi au marché sa dernière LTRO (Long Term Refinancing Operation). Grâce à ce programme, les banques recevront des prêts sur 4 ans à 0% d’intérêts, pour dynamiser l’économie régionale. Au niveau macro, les PMI de la zone euro sont sorties au-dessus des attentes à 56.7. Les embauches se sont améliorées autant dans le secteur industriel que dans le secteur des services et les pressions inflationnistes ont aussi augmenté.

Le prix du pétrole a chuté de près de 10% depuis début mars, à cause d’une offre excessive de brut des réserves américaines. Pour info, depuis 2014, les États-Unis sont devenus le plus gros pays producteur d’hydrocarbure liquide. En fin de semaine, le baril de WTI se traitait à 45.04 USD.

Les « futurs » américains traitent ce matin dans le rouge. Je vous donne rendez-vous à lundi prochain pour vérifier si ce « flight to quality » perdure.

 

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